On ne sait jamais combien de gens on touche…
En octobre dernier, j’ai reçu un message qui allait marquer mon cœur plus que je ne l’aurais imaginé.
Une dame que j’avais rencontrée quelques années auparavant, via le Babillard de Saint-Lambert et Messenger, m’écrivait pour me demander si j’étais toujours en immobilier et si je pouvais la rencontrer pour discuter de son projet.
À l’époque, je cherchais un logement temporaire pour un ami de Québec qui venait remplacer, pour l’été, un animateur bien connu d’une station de radio montréalaise. C’est ainsi que nos chemins s’étaient croisés.
Quelques années plus tard, elle revenait vers moi.
Lors de notre rencontre, nous avons pris le temps.
Le temps de visiter sa maison.
Le temps d’échanger sur ses projets.
Le temps de réfléchir à son avenir.
Quelques heures plus tard, j’avais l’impression qu’un début d’amitié venait de naître.
J’ai toujours beaucoup d’admiration pour ces personnes qui ont su se démarquer dans leur parcours. Celles qui ont gravi des échelons, brisé des stéréotypes et laissé leur empreinte dans leur milieu.
Elle faisait partie de ces grandes personnes.
Une femme engagée, généreuse, toujours prête à aider les jeunes à apprendre. Une enseignante qui a certainement marqué plusieurs élèves.
Suite à cette rencontre, elle devait prendre le temps de réfléchir à son futur.
Se visualiser dans une nouvelle étape de vie. Habiter avec son neveu?
Rester dans le secteur pour soutenir sa sœur, accompagnée par sa nièce?
Beaucoup de réflexions. Beaucoup de possibilités.
Puis, il y a une semaine, j’ai reçu un courriel.
Un message de son neveu m’annonçant qu’elle nous avait quittés.
Très rapidement.
J’ai eu le cœur brisé.
Elle était si gentille. Elle avait encore des projets. Des rêves de retraite. Et, tout comme moi, mon ami qui avait habité chez elle, tout un été, fut profondément attristé.
Son neveu et sa nièce, maintenant liquidateurs de la succession, doivent vivre leur deuil… tout en assumant la lourdeur administrative et la préparation de la maison pour la vente.
Ils m’ont demandé de les rencontrer à la propriété.
Je dois vous avouer que ça m’a fait de la peine d’y retourner.
Voir qu’elle avait quitté la maison parce qu’elle n’allait pas bien… et qu’elle n’y était jamais revenue.
En revisitant la maison, j’avais l’impression que sa présence y était toujours.
Je me suis souvenue de notre longue discussion, assises toutes deux à la salle à manger.
Et, lors de cette visite, j’ai eu quelques clins d’œil de sa part.
C’est du moins ainsi que je l’ai ressenti… et ça m’a fait du bien.
J’ai retrouvé mes cartons Martine Encourage Local un peu partout dans la maison.
Un sur la table de cuisine, avec le dossier de présentation que je lui avais laissé lors de notre rencontre en octobre dernier. D’autres ici et là… dont un posé sur le manteau de cheminée.
C’était vraiment spécial.
Ça m’a fait chaud au cœur de constater que j’avais eu, à ma façon, une petite présence dans sa vie,
au fil des années.
Parce qu’au fond…
On ne sait jamais combien de gens on touche.
On ne sait jamais combien de personnes ont pris le temps de lire nos petits cartons.
On ne sait jamais si le carton restera sur le frigo…
ou s’il ira directement à la poubelle, ou, je l’espère, au recyclage.
Mais quand on le retrouve, bien en vue, dans une maison qu’on a voulu toucher par notre action…
ça émeut profondément.
Depuis 2022, mes initiatives Martine Encourage Local
et Les Bonheurs de Martine ont toujours eu la même mission :
Encourager nos entreprises locales.
Faire rayonner notre voisinage.
Gâter les gens d’ici.
Et, par la même occasion, me faire connaître comme une courtière d’ici.
Les Bonheurs de Martine, ce sont ces moments qui me rendent heureuse dans mon environnement
et dans mon travail.
Je ne suis pas une grande adepte des réseaux sociaux. Je n’aime pas particulièrement être prise en photo, d’où la création de ma « petite Martine » que vous avez peut-être aperçue sur un abribus du coin.
Mais mes amis me disent souvent que j’ai des histoires à raconter.
Des Bonheurs à souligner.
Alors c’est par ce petit blogue que je le ferai.
Parce que certaines choses me touchent profondément.
Et je crois sincèrement que connaître son courtier, savoir à quel type de personne on a affaire, est une des plus belles façons de vivre une transaction immobilière en confiance.
Peut-être que vous ne me lirez pas.
Peut-être que oui.
Mais une chose est certaine…
Je le fais pour partager de bonnes nouvelles, de beaux moments et ces petits instants qui me touchent au quotidien.
Parce qu’au fond…
Les Bonheurs de Martine, ce sont surtout les rencontres qui marquent une vie.